Dérive

Ensemble vidéo

Les Sables d'Olonne, Paris, 2017

 

Pour l’opus Dérive de Jumo, notre idée était de proposer un ensemble complet entre l’image, le son, les médiums, l’espace et les corps. Nous avons voulu explorer à travers différentes techniques, un process qui nous est propre, celui de la vidéoprojection, de la retranscription d’éléments dans d’autres contextes mais sans subterfuges, l’importance étant pour nous avant tout de voir le résultat de nos propres yeux puis de réussir à le retranscrire. Il faut que le procédé soit physique et palpable, c’est en général la démarche propre au collectif sur la plupart des projets.

 

Le triptyque Dérive se décompose en trois étapes, une première étant la base de travail réalisée par Nina Guy, consistant à suivre l’évolution d’une forme parfois abstraite parfois figurative, organique puis architecturale, nous suivons cette évolution à travers une illustration au trait noir sur fond blanc, propre à l’univers de Jumo. Cette vidéo, nous allons ensuite l’intégrer dans un nouveau contexte réel, à travers un écran en tulle traversé par les projections, nous capterons le décor naturel dans lequel nous avons décidé de poser notre installation, d’abord dans des ruines, puis devant la mer, devant la montagne, ou encore dans un lac. L’image prend donc un nouveau sens parfois voulu, parfois ressenti sur le moment, au hasard des lieux, le processus de recherche est continuellement en marche.

 

Ici nous filmons une première fois ces images, dans le cadre, un écran au centre de l’écran, comme une fenêtre laissant passer d’un monde à l’autre, puis nous filmerons à l’intérieur de l’écran pour superposer les dessins de Nina avec les lignes de force du paysage, nous jouerons avec le vent, l’eau, le sol. Ce processus nous permettra de réaliser 6 vidéos pour illustrer 6 morceaux de l’ep de Jumo, chacune dans un contexte différent.

 

Cette deuxième partie nous amène donc au troisième volet du triptyque, une vidéo d’environ 8 minutes illustrant le titre « Dérive » où le concept est de projeter à nouveau les images de la première vidéo, mais à travers les projections de la deuxième, telle une mise en abime (clip 1 projeté dans le clip 2, et clip 2 projeté dans le clip 3, cqfd) mais cette fois-ci en ajoutant la dimension corporelle, les visuels vont jouer avec l’espace et le corps, c’est désormais le danseur Léo Davignon qui devient le fil conducteur de notre travail, sur 4 à 5 tableaux différents, il va illustrer les temps forts de ce morceau en évoluant à travers les animations de Nina Guy dans un lieu dépourvu d’humanité, on ne sait plus si tout ça est réel ou non. Cette vidéo marquera donc la fin du triptyque à travers une chorégraphie effrénée, presque en transe où le corps en fait plus qu’un avec l’image.

 

 

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Dérive

Ensemble vidéo

Les Sables d'Olonne, Port Louis, 2017

 

 

Pour l’opus Dérive de Jumo, notre idée était de proposer un ensemble complet entre l’image, le son, les médiums, l’espace et les corps. Nous avons voulu explorer à travers différentes techniques, un process qui nous est propre, celui de la vidéoprojection, de la retranscription d’éléments dans d’autres contextes mais sans subterfuges, l’importance étant pour nous avant tout de voir le résultat de nos propres yeux puis de réussir à le retranscrire. Il faut que le procédé soit physique et palpable, c’est en général la démarche propre au collectif sur la plupart des projets.

 

Le triptyque Dérive se décompose en trois étapes, une première étant la base de travail réalisée par Nina Guy, consistant à suivre l’évolution d’une forme parfois abstraite parfois figurative, organique puis architecturale, nous suivons cette évolution à travers une illustration au trait noir sur fond blanc, propre à l’univers de Jumo. Cette vidéo, nous allons ensuite l’intégrer dans un nouveau contexte réel, à travers un écran en tulle traversé par les projections, nous capterons le décor naturel dans lequel nous avons décidé de poser notre installation, d’abord dans des ruines, puis devant la mer, devant la montagne, ou encore dans un lac. L’image prend donc un nouveau sens parfois voulu, parfois ressenti sur le moment, au hasard des lieux, le processus de recherche est continuellement en marche.

 

Ici nous filmons une première fois ces images, dans le cadre, un écran au centre de l’écran, comme une fenêtre laissant passer d’un monde à l’autre, puis nous filmerons à l’intérieur de l’écran pour superposer les dessins de Nina avec les lignes de force du paysage, nous jouerons avec le vent, l’eau, le sol. Ce processus nous permettra de réaliser 6 vidéos pour illustrer 6 morceaux de l’ep de Jumo, chacune dans un contexte différent.

 

Cette deuxième partie nous amène donc au troisième volet du triptyque, une vidéo d’environ 8 minutes illustrant le titre « Dérive » où le concept est de projeter à nouveau les images de la première vidéo, mais à travers les projections de la deuxième, telle une mise en abime (clip 1 projeté dans le clip 2, et clip 2 projeté dans le clip 3, cqfd) mais cette fois-ci en ajoutant la dimension corporelle, les visuels vont jouer avec l’espace et le corps, c’est désormais le danseur Léo Davignon qui devient le fil conducteur de notre travail, sur 4 à 5 tableaux différents, il va illustrer les temps forts de ce morceau en évoluant à travers les animations de Nina Guy dans un lieu dépourvu d’humanité, on ne sait plus si tout ça est réel ou non. Cette vidéo marquera donc la fin du triptyque à travers une chorégraphie effrénée, presque en transe où le corps en fait plus qu’un avec l’image.